Nouvelles fraîches | Mardi 9 mai 2017

Loup : le plafond des « prélèvements » relevé

Le plafond des destructions de loup en France a été fixé à 36 abattages pour la période 2016-2017. Mais un arrêté (JO du 19 avril) prévoit la possibilité d’augmenter ce plafond : deux loups (mâles ou femelles, jeunes ou adultes) supplémentaires pourront ainsi être prélevés, sur autorisation des préfets. Cet arrêté n’entrera toutefois en vigueur que si le plafond initial de 36 loups détruits est atteint. Par ailleurs, un projet d’arrêté (en cour de consultation) prévoit que, si les deux loups supplémentaires sont prélevés avant la fin de la période définie par l’arrêté du 5 juillet 2016, soit 38 loups détruits avant le 30 juin 2017, un prélèvement supplémentaire de deux loups (mâles ou femelles, jeunes ou adultes) pourrait être autorisé, dans les mêmes conditions.

La Pac prend l’Omnibus

Les Eurodéputés ont adopté, le 5 mai, le règlement « Omnibus » sur la Pac. Ce document, s’il était suivi par les ministres, « permettrait d’achever et de simplifier la réforme de 2013 sur deux volets clefs : les outils de gestion des risques et le droit de la concurrence » estime le cabinet Farm Europe. Le texte propose deux grandes séries de mesures :

  • d’une part, faciliter la reconnaissance des Organisations de Producteurs par les Etats membres ; renforcer leurs prérogatives matière de transformation, vente, transport ou conditionnement ; permettre à ces organisations de gérer les volumes en leur sein, ainsi que la mise en marché et la négociation de contrats et leurs conditions au nom de leurs adhérents: telles sont quelques-unes des initiatives qu’ils demandent sur le volet « chaine alimentaire ».
  • d’autre part, il est proposé de renforcer de façon conséquente le volet « gestion des risques » de la Pac
par l’abaissement du seuil de déclenchement des assurances récoltes ou climatiques à 20%. Mais aussi d’améliorer les outils de stabilisation des revenus. Ceux-ci doivent devenir sectoriels, se déclencher sans délai à partir de 20% de pertes, et pouvoir être soutenus par la Pac lors de l’abondement par les agriculteurs et/ou l’ensemble des acteurs des filières, et non pas uniquement lors de leur déclenchement en cas de crise.

Phil Hogan et des chefs d’entreprises européens au Canada

Une délégation de 60 associations et producteurs du secteur agro-alimentaire de l’Union européenne conduite par Phil Hogan, Commissaire européen en charge de l’agriculture et du développement rural, s’est rendue au Canada du 1er au 3 mai 2017 afin de promouvoir la qualité des produits alimentaires en provenance d’Europe, une visite qui coïncide avec le Sial Canada. L’Union européenne était « Région à l’honneur » « en reconnaissance de l’approfondissement escompté des relations commerciales suite à la signature récente de l’Accord économique et commercial global (ou CETA) entre l’UE et le Canada ». Au cours de cette visite « une attention particulière a été accordée aux produits régionaux culturellement significatifs d’Europe protégés par des indications géographiques, comme par exemple le whisky écossais, le fromage Pecorino ou le Roquefort » indique le communiqué de la Commission. Parmi les Français membres de la délégation, il y avait François Lafitte, invité en qualité de président de l’APFEL Sud-Ouest (association porteuse du dossier Promotion UE des fruits et légumes sous signes de Qualité) et de président de la Gefel.

Russie : l’embargo détourné via la Biélorussie

Les livraisons à la Russie de produits agricoles et alimentaires provenant de pays sous embargo augmentent. Le service central de contrôle sanitaire des produits animaux et végétaux de la Fédération, « Rosselkhoznadzor », constate une augmentation de saisies de ces produits. Il s’agit essentiellement de fruits et légumes, de produits laitiers et de viandes. La Russie accuse surtout la Biélorussie. Ainsi, en 2016 les exportations de viandes bovines biélorusses vers la Russie ont augmenté de 12 % à 155 500 t, alors que le cheptel bovin biélorusse est en recul depuis 3 ans. De janvier à novembre 2016, la Biélorussie a exporté vers la Russie pour 1,82 Mrd € de produits agroalimentaires soit 95 % de la totalité des exportations biélorusses de ces produits. (avec Socopag)

Augmentation des surfaces OGM dans le monde

Les surfaces totales des plantes génétiquement modifiées mises en culture en 2016 dans le monde se sont élevées à 185,1 millions d’hectares, soit + 3 % par rapport à 2015, indique l’Isaaa. En 2016  26 pays ont cultivé des plantes génétiquement modifiées dont 19 pays en développement et 7 pays industrialisés. Les États-Unis d’Amérique, le Brésil, l’Argentine, le Canada et l’Inde constituent toujours les principaux pays où se trouvent des cultures génétiquement modifiées. Quatre pays d’Europe (l’Espagne principalement, le Portugal, la République Tchèque et la Slovaquie) ont cultivé plus de 136 000 hectares de maïs génétiquement modifié en 2016, soit une augmentation de 17 %.

 

 

 

 

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