Edito : rien ne presse ! | Lundi 10 juillet 2017

Emmanuel Macron est intervenu devant le Congrès le 4 juillet, Edouard Philippe a fait son discours de politique générale le 5, Nicolas Hulot a présenté son plan climat le 6 juillet, la conférence nationale des territoires se tiendra le 17 juillet au Sénat, les Assises des Outre-mer sont lancées et commenceront à la rentrée, les premiers textes de loi (transparence et moralisation de la vie publique, réforme du code du travail,…) sont en cours de discussion au Parlement. C’était promis, c’est fait : la nouvelle majorité ne perd pas de temps et avance à marche forcée pour réformer la France. Tous les grands chantiers sont lancés dans les délais. Tous, sauf un. Les Etats généraux de l’alimentation devaient commencer début juillet, puis le 10 ou le 11. Désormais, on évoque comme date « autour du 20 juillet ». Entre le 20 et le 25 entend-on ici ou là. Plusieurs explications sont avancées pour expliquer ce qu’il convient désormais d’appeler un retard à l’allumage : l’agenda du président, le changement de ministre de l’Agriculture (mais au fait, pourquoi fallait-il le changer ?), la difficulté de trouver un lieu (Macron hésiterait entre Paris et la province). Certes, Stéphane Travert poursuit ses consultations (cf. Brèves de Blog), mais ne nous y trompons pas, par cette accumulation de retards, l’équipe Macron est en train de louper le grand rendez-vous agricole du début du quinquennat. Rappelons que l’objectif de ces Etats généraux est « le partage de la valeur » en agriculture. Bah, rien ne presse. Il suffit de prendre les derniers chiffres des Comptes de l’agriculture : la valeur de la ferme France a reculé de 8,4 % en 2016 !

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