Nouvelles fraîches | Lundi 4 septembre 2017

Dernière minute : EGA, Macron s’exprimerait le 11 octobre

Selon nos informations, ce serait la date du 11 octobre qui a été retenue pour l’intervention du président de la République devant les Etats généraux de l’alimentation. On se souvient qu’Emmanuel Macron n’était finalement pas venu conclure, comme prévu, la journée d’ouverture des EGA le 20 juillet. A l’époque, l’Elysée avait expliqué que son absence était due à la démission du Général de Villiers, chef d’Etat-Major des Armées. « Le président de la République est à sa place avec les forces armées » avait déclaré Stéphane Travert. Une explication que nous avions démontée (cf. notre Blog du 24 juillet).

EGA : les interprofessions ignorées

Les interprofessions agricoles sont furieuses. Elles ont été purement et simplement ignorées ou écartées de la composition des ateliers des Etats généraux de l’alimentation. Non seulement aucun représentant d’interprofession n’a obtenu une présidence d’atelier, mais aucun membre n’a été nommé, en tant que tel, membre d’un des ateliers. Si certains ont trouvé une place, c’est parce qu’ils ont été nommés par leurs familles professionnelles. Devant le mécontentement qui montait, le ministère a tenté de se rattraper en proposant au Cliaa 25 sièges dans les différents ateliers. Mais le Comité de liaison des interprofessions agricoles, qui réunit les directeurs des interprofessions, a naturellement refusé, arguant que ce n’était pas son rôle.

Pape François : il faut « guérir notre création blessée »

Dans un message commun publié à l’occasion de la Journée mondiale de prière pour la création, le 1er septembre, le pape François et le patriarche Bartholomeos Ier de Constantinople s’élèvent contre les conséquences « tragiques et durables » que le « délabrement moral » cause aux environnements humain et naturel, rapporte La Croix (2 septembre). « « Notre propension à rompre les écosystèmes fragiles et délicats du monde, notre désir insatiable de manipuler et de contrôler les ressources limitées de la planète, et notre avidité pour des profits illimités des marchés… nous a éloignés du but originel de la création. Nous ne respectons plus la nature comme un don partagé ; nous la regardons plutôt comme une grande possession privée. Nous ne nous associons plus à la nature dans le but de la maintenir ; nous dominons plutôt sur elle pour qu’elle soutienne nos propres constructions » écrivent-ils. Le pape et le patriarche se disent « convaincus qu’il ne peut y avoir de solution sincère et durable au défi de la crise écologique et du changement climatique sans une réponse concertée et collective, sans une responsabilité partagée et assumée, sans donner la priorité à la solidarité et au service ».

Macron souhaite un axe intégré Afrique-Méditerranée-Europe

Au cours du discours prononcé le 29 août à l’occasion de la semaine des ambassadeurs, Emmanuel Macron a mis la création d’un axe intégré entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe au cœur de la stratégie de la diplomatie française. Extraits : « L’Afrique n’est pas seulement le continent des migrations et des crises, c’est un continent d’avenir (…) La stratégie que je veux mettre en œuvre consiste à créer un axe intégré́ entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe. Axe dont les pays du Maghreb sont évidemment nos partenaires privilégiés (…). Nous devons arrimer ensemble, enfin, les continents européens et africains, à travers la Méditerranée, le Maghreb restera pour cela une priorité́ centrale pour la France, dans tous les domaines de notre coopération (…). C’est en Afrique que se joue largement l’avenir du monde ».

La filière pomme veut développer la démarche VergerEcoresponsable

A l’occasion du lancement de la campagne pomme, l’ANPP a fait le point sur l’évolution de la démarche VergerEcoresponsable. 1264 pomiculteurs sont désormais engagés dans la démarche (+ 40 par rapport à 2016), ainsi que 264 stations de conditionnement (+ 8). 260 vergers, 137 stations et 74 groupements de producteurs ont été audités en 2016. 86 % du verger est en confusion sexuelle. L’objectif est d’arriver à 100 % en 2018. Plus de 4000 nichoirs à mésanges sont installés. Il existe aussi des gites à chauve souris, des hôtels à insectes… 485 km de haies ont été implantées.
 96 % des surfaces ont des outils spécifiques de pilotage de l’irrigation. 81% des producteurs (et 88% des surfaces) font appel à des apiculteurs. Quant à l’usage des produits phytosanitaires, les analyses montrent que sur l’ensemble des vergers, les fruits présentent des résidus 1/3 en dessous des LMR pour toutes les molécules recherchées. Fort de ces résultats, l’ANPP a décidé de communiquer sur la démarche auprès du grand public. 800 000 euros vont être investit, notamment dans des parrainages d’émission TV (Télématin sur France 2 en novembre, l’Amour et dans le pré sur M6 en janvier), de la pub dans la presse pro, les réseaux sociaux. Et pour la première fois, l’ANPP disposera d’un stand au salon de l’Agriculture 2018.

Interdiction du glyphosate : demandez la facture

La Fondation Concorde a publié courant juillet une étude intitulé : « Produits phytosanitaires dans l’agriculture : l’urgence d’une approche dépassionnée et rationnelle. Le cas du glyphosate ». Le document qui dénonce « le développement préoccupant d’une idéologie anti-scientifique » en France s’attache notamment à chiffrer le coup d’une interdiction du glyphosate. Pour l’agriculture, la Fondation s’appuie sur un travail d’Arvalis-Institut du végétal. La fin du glyphosate couterait 929 millions d’euros pour les grandes cultures et 47 millions d’euros pour la viticulture, soit un total de 976 millions d’euros. Ce chiffre prend en compte les économies en glyphosate (280 ME), le surcoût du travail du sol (797 ME), le surcoût en désherbage (182 ME), et la perte de rendement (291 ME). Concorde a aussi regardé la facture pour la SNCF. La société s’occupe de 61 000 km de voies ferrées, soit 95 000 hectares à entretenir. Aujourd’hui, la politique de zéro végétation (avec glyphosate) sur pistes et voies constitue une dépense de 30 millions d’euros par an. Dans le cas de l’interdiction du glyphosate, une étude externe, dont malheureusement la Fondation ne cite pas la source, a démontré que le coût de traitement pourrait être 16 à 17 fois plus élevé, pour atteindre 470 à 500 millions d’euros par an ! Transmis à Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, qui a la tutelle sur les transports, et donc sur la SNCF.

Les fruits victimes de la course aux bas prix des enseignes

« La guerre effrénée entre les enseignes, soutenues jusqu’alors par la puissance publique, ne peut plus être la règle » écrit la FNPF. « Les distributeurs, qui ont pour habitude (notamment Lidl et Intermarché) de dégrader la valeur des produits, ne valorisent aucunement la filière et sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis » poursuit la fédération. « La situation difficile de l’arboriculture ne semble aucunement être prise en considération par certains distributeurs, conclut-elle. A l’ouverture des Etats généraux de l’alimentation ce sujet sera abordé, en espérant que le bon sens l’emportera sur la concurrence ».

La Commission européenne autorise l’acquisition d’Omira par Lactalis

La Commission européenne a approuvé, le 1er septembre, l’acquisition indirecte de la société laitière Omira (Allemagne), par le groupe Lactalis. Si les activités des entreprises se chevauchent sur le marché de l’approvisionnement en lait cru en France et sur le marché des produits laitiers de longue conservation en Italie et Slovénie, la Commission a conclu que la concentration envisagée ne soulèverait pas de problème de concurrence.

Ile de France : un avis négatif pour Europacity

Le projet EuropaCity (porté par Immochan, la filiale immobilière du groupe Auchan, et un groupe chinois) a pour but l’aménagement du triangle de Gonesse (nord de Paris) en grande zone commerciale et de loisirs. Ce projet est contesté par de nombreuses associations de riverains, environnementales et aussi par des organisations agricoles (dont la FDSEA d’Ile de France). Il vient de recevoir l’avis défavorable du commissaire-enquêteur. Ce dernier considère que les objectifs économiques, sociaux et environnementaux du projet ne pourront pas être tenus. « Le projet d’aménagement du triangle de Gonesse est peu compatible avec la notion de développement durable à différentes échelles » écrit-il. Il préconise notamment de réduire ses impacts environnementaux à travers la diminution de la consommation de terres agricoles. Notons toutefois que cet avis n’est que consultatif.

 

 

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