samedi 26 mai 2018

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TV AGRI
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Nouvelles fraîches

EGA/plans de filières : l’avertissement de la FNSEA et des JA

« Les interprofessions doivent avoir plus d’ambition » pour les plans de filières écrivent la FNSEA et les JA dans un communiqué commun. Les deux organisations déclarent constater un « manque de volonté manifeste de certains acteurs de l’aval, dans certaines filières, d’avancer sur la partie économique » des Etats généraux. « Les réseaux JA et FNSEA attendent beaucoup de ces plans de filière qui doivent définir une vision stratégique ambitieuse, réaliste et lisible. Les interprofessions doivent prouver qu’elles sont capables de fixer un cap pour structurer leur filière, qu’elles sont à la hauteur des enjeux ». Les agriculteurs ne « se contenteront pas de ‘coquilles vides’, de déclarations d’intentions, de guides de bonnes pratiques, ni même de ‘groupes de travail’ sur la contractualisation » concluent les deux syndicats.

Loup : la FNSEA mobilise

On le sait, le projet de plan loup 2018-2023 préparé par le Gouvernement est loin de satisfaire les éleveurs. La FNSEA, la FNOvine et JA annoncent une mobilisation nationale le 5 décembre à partit de 17 heures devant l’Hôtel de Matignon, la résidence du Premier ministre. « Le droit légitimes des éleveurs à défendre de façon permanente et sans plafond leur troupeau n’est toujours pas reconnu » déplorent les organisations syndicales. Le « nouveau Plan loup ne fera qu’accroître la fracture territoriale » ajoutent-elles. Elles demandent au Premier ministre d’arbitrer « en faveur des éleveurs lors de la prochaine réunion de concertation sur ce plan » qui se tiendra le 12 décembre.

Anses : les produits de biocontrôle n’apportent « n’apporte pas de garantie d’absence de risque »

A l’occasion d’une polémique avec une entreprise de produits de biocontrôle, l’Anses, dans un communiqué de presse, fait quelques rappels intéressants dans le contexte actuel…  « Les produits dits ‘de biocontrôle’ sont soumis aux mêmes exigences d’évaluation des risques pour l’utilisateur et l’environnement que les produits phytopharmaceutiques contenant des substances obtenues chimiquement, écrit l’agence, car le fait d’utiliser des substances d’origine naturelle n’apporte pas de garantie d’absence de risque ». « Les produits d’origine naturelle peuvent en effet présenter des toxicités élevées et un risque pour la santé et pour l’environnement » ajoute le communiqué. L’Anses rappelle par ailleurs que l’évaluation et l’homologation des produits de biocontrôle bénéficient « d’un dispositif spécifique et prioritaire (délais d’instruction réduits et taxe fiscale minorée) » pour leur évaluation ». Ainsi les frais de dossiers s’élèvent à 2000 euros au lieu de 40 000 pour les substances chimiques.

Irma et Maria : près de 2 milliards d’euros de dégâts

Le Gouvernement estime à 1,956 milliard d’euros le montant des dégâts causés par le passage d’Irma et de Maria sur les îles de Saint -Martin et de Guadeloupe. Ministre des Outre-Mer, Annick Girardin a déposé à la Commission Européenne une demande d’activation du Fonds de Solidarité de l’Union Européenne (FSUE). Par ailleurs, un arrêté a élargit l’état de catastrophe naturelle pour quinze communes de Guadeloupe. Un premier texte ne concernait que les dommages causés par les inondations et coulées de boue et les inondations par choc mécanique des vagues. Le nouvel arrêté ajoute la reconnaissance des dégâts causés par les vents cycloniques, dont ne bénéficiaient que deux communes jusqu’à présent. Cet arrêté est particulièrement important pour les producteurs de bananes, les bananeraies de Guadeloupe ayant été ravagées à 100 % par Maria.