jeudi 18 octobre 2018

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A quand une ourse végane ?

Notre pays est-il en train de marcher sur la tête ? Dans les Pyrénées, le Gouvernement persiste dans sa décision d’introduire deux ourses slovènes. Pendant ce temps dans toute la France, les exactions contre les boucheries et les abattoirs se multiplient. La réponse des autorités semble plus que timide.

Depuis plusieurs jours, dans le Béarn, des opposants à l’arrivée des deux ours se sont positionnés de part et d’autre de la vallée d’Aspe. Ces « guetteurs » surveillent l’accès des routes menant à l’une des deux zones choisies pour accueillir les ourses slovènes. En effet, le ministre de l’Ecologie a indiqué que, pour éviter les manifestations, le lâcher se fera dans la discrétion, et loin des caméras. Les ourses étaient annoncées pour la fin septembre, mais il ne s’est finalement rien passé ce week-end. Et pour cause, selon La République des Pyrénées (1er octobre), les ourses n’auraient pas encore été capturées. Toujours selon le quotidien, les lâchers doivent avoir lieu avant le 20 octobre. Sinon, il faudra attendre le printemps 2019. Pendant que les autorités se mobilisent pour permettre à deux ourses de gambader dans les Pyrénées, les exactions contre les boucheries et les abattoirs se multiplient. Bien sur, le Gouvernement, ministre de l’Agriculture en tête, « s’indigne » et « condamne », mais agit peu. Laissant ainsi un sentiment d’impunité pour les auteurs de ces exactions. A tel point que le 28 septembre, l’abattoir de Haut-Valromey (Ain) a été détruit par un incendie dont l’origine criminelle ne fait aucun doute. La filière viande a écrit au président de la République. Guillaume Roué, président d’Inaporc, et Dominique Langlois, président d’Interbev, demandent à Emmanuel Macron d’intervenir auprès du gouvernement « pour enrayer immédiatement» des «offensives sectaires qui ne peuvent qu’aboutir à une guerre civile». Fait rare, les 5 syndicats agricoles, ont signé un communiqué commun dénonçant « les insultes proférées en direction des éleveuses et des éleveurs » et « les agressions contre les acteurs de nos filières ». Si l’on ajoute les tensions autour des charges des saisonniers agricoles (cf. Nouvelles fraîches, ci-dessous), le climat est vraiment très lourd dans les campagnes. OM