lundi 14 octobre 2019

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Nouvelles fraîches

Listériose : un ‘oubli’ révélateur

En Alsace, 7 personnes ont été contaminées par une souche de listéria. Ils avaient tous consommé des produits laitiers bio en provenance de la Ferme Durr. Dans un premier communiqué, daté du 7 septembre, le ministère de l’Agriculture précise bien que « les investigations menées par Santé publique France et les services de la Direction générale de l’alimentation ont permis d’identifier la consommation de produits laitiers bio par ces personnes puis de faire le lien avec les produits fabriqués par la Ferme Durr dans le Bas-Rhin ». Puis, dans un deuxième communiqué (le 10 septembre) le ministère annonce la fermeture administrative de l’établissement à la suite de « de graves dysfonctionnements » repérés dans l’entreprise. Le nom de la ferme est bien cité, il est bien indiqué qu’il s’agit de produits laitiers. Mais curieusement, le mot ‘bio’ ou ‘biologique’ n’apparaît plus. Un oubli certainement.

ZNT : des consultations obligatoires

Le Gouvernement a transformé en opération de concertation citoyenne la consultation sur les ZNT (ainsi que sur le projet d’interdiction de deux néonicotinoïdes). Sauf qu’il n’y a rien de ‘volontaire’ dans ces consultations. Elles ont été rendues obligatoires par une décision du Conseil d’Etat. Les projets de décret et d’arrêté ont donc été mis en ligne sur les sites des ministères concernés (Agriculture, Santé, Ecologie). Mais ils sont absolument incompréhensibles pour toutes personnes non familières de ces questions. Il semble que certains produits utilisés en agriculture biologique (souffre, cuivre,…) soient excluent du dispositif. Par ailleurs, le Gouvernement surveille de très prés la situation dans les zones viticoles. Dans certains secteurs (où la le prix de la vigne se chiffre en centaines de milliers, voire en millions d’euros, l’hectare) des propriétaires viticoles réfléchissent à faire reconnaître les zones de non traitement comme une expropriation. Et de demander un dédommagement à l’Etat. Ça pourrait couter cher !!!

Nomination des membres du CA de France AgriMer

L’arrêté portant nomination des membres du conseil d’administration de FranceAgriMer a été publié au Journal Officiel du 13 septembre. Les représentants de la production agricole sont Henri Brichart (FNSEA), Temanuata Girard (CP) et Laëtitia Plumat (CR). Les représentants du secteur coopératif sont Maud Anjuere, directrice Chaîne alimentaire durable de Coop de France et Jean-Luc Cade (Coop de France). Vincent Labarthe, vice-président de la Région Occitanie est le représentant des régions.

Prison ferme pour le président de la FDSEA de La Réunion

Dominique Gigan, président de la FDSEA de la Réunion a été condamné, le 13 septembre par le tribunal correctionnel de Saint-Denis, à un an de prison ferme avec mandat d’arrêt. Il était poursuivi pour violences aggravées. A la fin de la campagne sucrière 2017 un conflit sur le prix du sucre avait opposé les producteurs de canne à sucre au groupe Tereos. A la suite d’une bousculade, un agent de sécurité avait été blessé. Quatre autres agriculteurs dont Bruno Robert, président des Jeunes Agriculteurs (JA) ont été condamnés à des peines allant de six à dix mois de prison avec sursis. Dominique Gigan a reçu le soutien de sa fédération : « L’ensemble du Conseil d’Administration et du bureau de la FDSEA soutient et soutiendra notre président dans sa situation ainsi que l’ensemble des agriculteurs concernés, écrit le syndicat dans un communiqué. L’action syndicale se poursuivra sous d’autres formes pour faire remonter les inquiétudes du monde agricole ». « Il y a eu un bureau d’urgences vendredi soir. Tout le monde me soutient pour le moment. Si je sens que demain, ça entache le syndicat et le travail réalisé depuis 20 ou 30 ans, si les agriculteurs me disent de me retirer, je le ferai » a déclaré pour sa part Dominique Gigan au journal télévisé d’Antenne Réunion. Il a indiqué qu’il ferait appel de cette condamnation.

La phrase de la semaine :

« L’idéologie écologiste est aujourd’hui l’une des grandes menaces qui planent sur l’être humain, car derrière son discours sur le salut de la nature il y a surtout la volonté d’éradiquer l’homme (.) Elle nie l’existence de la nature humaine et voue une haine sans fin à l’homme (.) Derrière ce message vert se cache la négation de l’humanité (.) Il idolâtre la nature, il déteste l’homme (.) L’homme est aujourd’hui perçu comme un destructeur de biodiversité, alors que c’est lui qui crée la biodiversité (.) L’homme n’est pas un danger pour la nature ; il est celui qui permet son accomplissement et le développement des espèces naturelles existantes (.) Face aux discours de peur et de haine à l’égard de l’homme, il est essentiel de revenir à une meilleure connaissance de la nature et au rôle de l’homme dans le développement de celle-ci », Jean-Baptiste Noé, docteur en histoire économique, directeur d’Orbis (Institut des Libertés, 5 septembre 2019).