mercredi 13 novembre 2019

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Le Blog en campagne

Didier Guillaume n’oublie pas la Drôme

A la fin de l’été, l’hypothèse d’une candidature de Didier Guillaume aux municipales à Biarritz est évoquée par la presse (cf. notre Blog du 9 septembre). Mais le 10 octobre, l’actuel maire de Biarritz, Michel Veunac (Modem) a annoncé qu’il était candidat à sa succession. Son retrait était une condition nécessaire à une éventuelle candidature Guillaume, le Modem faisant partie de la majorité. La route de Biarritz semble donc barrée pour le ministre de l’Agriculture. Est-ce l’explication de son dernier déplacement dans son département d’origine la Drôme ? Certes, depuis sa nomination rue de Varenne, le ministre s’est rendu régulièrement dans ce département. Mais le contenu du voyage des 17 et 18 octobre est tout sauf agricole : participation au congrès des maires du département (avec la présentation de la charte des riverains), participation à la Convention de l’entreprise « Le monde change les entreprises aussi » organisée par le Medef Drôme-Ardèche ; puis remise de l’ordre national du mérite à Patrick Gonnin, président du Medef départemental. Le dimanche précédent (le 13 octobre) Didier Guillaume était déjà dans la Drôme où il assistait à un match de rugby de Pro D2 opposant le club local de Valence-Romans à … Biarritz.

Moreau : l’agriculture « c’est notre échec depuis deux ans »

C’est un pilier de la macronie qui s’exprime. Agriculteur, ancien président d’une coopérative d’élevage, député (LREM) de la Creuse, rapporteur de la loi Egalim, Jean-Baptiste Moreau est une des principales voix agricole de la majorité (qui il est vrai n’en compte pas beaucoup). Son jugement, sévère, sur le bilan agricole depuis le début du quinquennat, n’en a que plus de portée : « J’alerte depuis des mois sur la fracture qui se crée entre le monde rural et les métropoles. Elle se cristallise dans l’agriculture, pour laquelle on n’a pas réussi à faire comprendre quel est notre cap. Ce monde est dans le flou, il ne sait plus ce que l’on attend de lui. C’est notre échec depuis deux ans, il y a urgence à réagir. Si une coalition se forme entre les Gilets jaunes et les paysans, il n’y aura plus rien de maîtrisable » (L’Opinion, 15 octobre).

Des députés contre l’agribashing

Des députés se mobilisent contre l’agribashing. « Depuis toujours, le bien-être animal est au coeur du métier des agriculteurs. Ils soignent, élèvent des animaux 24 heures sur 24, c’est leur vie, leur passion. Il faut que nous, parlementaires, on réagisse pour réconcilier la société avec son agriculture » explique Didier Le Gac, député (LREM) du Finistère. Frédéric Descrozaille (LREM, Val-de-Marne) souligne « l’incompréhension et l’exaspération » des agriculteurs. Les parlementaires envisagent de prendre plusieurs initiatives : modification du code pénal, retrait sur internet des vidéos filmées illégalement dans les élevages, organisation d’une enquête parlementaire,… Par ailleurs, une dizaine de députés de partis différents (LREM, LR, PS et PCF) ont décidé d’organiser un colloque le 13 novembre à l’Assemblée sur le thème: « Quelles relations entre l’Homme et les animaux dans la société actuelle? ».
Notons enfin que le Mouvement de la ruralité (ex-CPNT) demande en urgence la loi sur le délit d’entrave aux activités rurales.