mercredi 8 avril 2020

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Nouvelles fraîches

Viticulture : les Bourguignons en « colère » contre l’Inao

Dans un communiqué commun, le Syndicat des bourgognes et la Confédération des Appellations et Vignerons de Bourgogne dénoncent un projet de révision de l’aire de l’appellation bourgogne. Selon ces deux organisations, ce projet exclurait « des secteurs entiers de la Bourgogne historique ». La révision proposée ferait « sortir 64 communes de Bourgogne de l’aire de production de l’AOC bourgogne tout en conservant la moitié des communes » du Beaujolais. « Les secteurs de Chablis, de Dijon (…) et du nord de la Côte d’Or n’auraient plus la possibilité de produire du bourgogne » tandis que « de nombreuses communes du Beaujolais pourraient (…) produire des vins d’appellation bourgogne » ajoute le communiqué. « Dans leurs discussions avec l’Inao les vins de bourgogne veulent une juste reconnaissance de leur histoire et de leur terroir ». « Vins de Chablis, Grand Auxerrois et Chatillonais doivent rester en AOC bourgogne » écrit François Labet, coPresident du BIVB sur Twitter. Le projet de l’Inao devrait être présenté en comité national le 6 février. D’ici là, le sujet sera certainement évoqué ce 31 janvier à l’occasion de la présentation des vœux de l’Inao.

François Beaupère élu président de la CRA Pays de la Loire

Président de la Chambre d’agriculture de Maine-et-Loire, François Beaupère a été élu le 24 janvier président de la Chambre régionale d’agriculture des Pays de la Loire. Il succède à Claude Cochonneau, décédé accidentellement le 22 décembre. François Beaupère était le premier vice-président de la CRA et un proche de Claude Cochonneau. Il « inscrira son action dans la continuité de celle de Claude Cochonneau avec lequel il a collaboré étroitement pendant de très nombreuses années » écrit la CRA. L’élection du président national des Chambres d’agriculture aura lieu ce mercredi 29 janvier (cf. notre Blog du 20 janvier).

Produits frais : les filières import et export dénoncent l’opération « ports morts »

L’opération « ports morts » et les nouvelles mobilisations de cette semaine « déstabilisent considérablement les flux logistiques ainsi que les processus industriels de l’agroalimentaire » écrivent plusieurs organisations professionnelles* dans un communiqué. « A l’export, les reports d’expédition de marchandises mettent en grande difficulté les entrepôts frigorifiques dont les niveaux de stock sont déjà proches de la saturation. Cette saturation risque d’entraîner des situations critiques pour les usines et abattoirs qui ne peuvent ralentir ou suspendre sans risque leurs cycles de production. 
 A l’import, les grèves génèrent de nombreux surcoûts liés aux frais de détention, stationnement et branchement des conteneurs reefer sur les terminaux portuaires. Il en découle une pénurie de matières premières et l’arrêt de sites de transformation, ou l’impossibilité de livrer les clients qui, en conséquence, se tournent vers des concurrents européens. 
Mais, plus grave encore, les impacts économiques ne s’arrêteront pas lorsque les grèves auront cessé. Les grands ports maritimes français voient, à nouveau, leur image considérablement écornée. Reconquérir la confiance des compagnies maritimes prendra plusieurs années pendant lesquelles les ports européens concurrents, eux, continueront de se développer ». « Il est essentiel que les acteurs qui bloquent les ports prennent conscience qu’en s’en prenant aux marchandises, ils font reculer l’emploi en France, sur les ports et dans leurs hinterlands » concluent les signataires.
* Adepale, la chaine logistique du froid, la CSIF, le Syndicat des entreprises des Glaces et Surgelés, Fedalis, la FIPA et le SNCE.

Murmures :

  • un débat sur le foncier agricole intitulé « le foncier agricole : les outils de régulations sont-ils toujours pertinents ? » devrait être organisé au Sénat, en séance publique, le 6 février.

Ne pas oublier :

  • entre coronavirus et grèves, on en parle peu. Mais le Brexit est programmé pour ce vendredi 31 janvier à 23 heures, heure de Londres.