mardi 14 juillet 2020

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Le Blog en campagne

Un 10ème groupe à l’Assemblée nationale

C’est un fait sans précédent sous la Vème République. Il y a désormais 10 groupes à l’Assemblée nationale. Ce qui en dit long sur l’émiettement des tendances politiques dispersées « façon puzzle ». Jusqu’en 2017, il y a eu entre 4 et 7 groupes au Palais-Bourbon. Même sous la très instable IVème République, il n’y a eu au maximum que 8 groupes. Seule la Chambre des députés issue des élections législatives de 1936 (celles du Front populaire) sous la IIIème République a fait mieux avec 12 groupes. C’est cette assemblée qui se sabordera tragiquement le 10 juillet 1940 dans le Casino de Vichy (il y aura bientôt 80 ans) en donnant les pleins pouvoirs à Pétain. Notons la présence de deux ‘agricoles’ dans ce nouveau groupe nommé ‘Agir ensemble’ : Antoine Herth, député du Bas-Rhin, agriculteur, ancien secrétaire général, puis vice-président du CNJA ; et Aina Kuric, député de la Marne, œnologue, qui a créé une entreprise spécialisée dans l’oenotourisme.

Deux textes concernant l’agriculture présentés par Les Insoumis

L’Assemblée nationale débattra, ce 4 juin, de deux textes présentés par le groupe Les Insoumis, présidé par Jean-Luc Mélanchon. Le premier est une proposition de résolution « déclarant la nécessité d’une bifurcation écologique et solidaire pour aller vers les jours heureux » (on ne rit pas). Le texte est sans nuance : « Deux chemins s’offrent à nous écrivent les signataires. Celui d’un monde toujours plus libéral, autoritaire et liberticide. Ou bien celui des jours heureux, par une bifurcation écologique et solidaire de notre système économique ». Les députés Insoumis souhaitent une « planification écologique ». Il faut « sortir du productivisme agricole qui mène à l’épuisement des sols, des paysans qui y travaillent et à des crises sanitaires à répétition ». Les députés proposent de « passer à l’agriculture paysanne et écologique en subventionnant les agricultrices et agriculteurs qui souhaitent se reconvertir et leur garantir un revenu digne non dépendant de la grande distribution ». C’est simple. L’autre texte est une proposition de loi « pour parer à la crise alimentaire et agricole ». Il comprend 4 articles. L’art. 1 propose la création d’un chèque alimentaire mensuel, calqué sur le chèque énergie (pourquoi pas). L’art. 2 prône le retour au contrôle des prix. L’art.3 propose une « conférence annuelle sur les prix » organisée par les interprofessions. Cette conférence déciderait d’« un niveau plancher de prix d’achat aux producteurs pour chaque production agricole ». Tout cela sent le monde d’avant le monde d’avant.

Et aussi :

  • les commissions d’évaluation des politiques publiques de l’Assemblée nationale se réuniront mardi 2 juin et mercredi 3 juin, le budget de l’Agriculture sera examiné le 2 juin ;
  • le 90ème Congrès de l’Association des départements de France se tiendra à La Rochelle (Charente-Maritime) les 4, 5 et 6 novembre.